... ... Ce blog permet de mieux faire connaître certains livres anciens rares, curieux et précieux ... ...

[PRÉCHAC (Jean de)]. La noble Vénitienne, ou la Bassette histoire galante. 1679

 

[PRÉCHAC (Jean de)]. La noble Vénitienne, ou la Bassette histoire galante. Suivant la Copie de Paris, Chez Claude Barbin,. [Hollande,], 1679, pet. in 12, de 7ff. 127pp. avec la clef ou explication de la nouvelle in fine, pl. maroquin rouge XIXe, double encadrement de filet à froid sur les plats, frappé au centre aux armes de Pierre-Adolphe du Cambout, marquis de Coislin (1805-1873) n°296 du catalogue de vente de sa bibliothèque (29 nov. 1847). Il a ensuite appartenu au Comte Henri Huchet de La Bédoyère (1782-1861), l'un des plus célèbres bibliophiles du XIXe siècle, avec son ex-libris armorié. Bel exemplaire à toutes marges et belle provenance. (Duru, 1847).

1 400 €

Réimpression hollandaise listée par Willems. L'originale a paru à Paris en 1676. Il s'agit d'une nouvelle décrivant la bassette, jeu de cartes à mise pécuniaire originaire d'Italie qui aurait été introduit en France vers 1675 par Giulo Giustinian, ambassadeur de la République de Venise. Ce jeu d'argent à haut risque, en vogue dans la haute société, fut interdit par Louis XIV dès 1680, puis à nouveau en 1691. ¶ Willems les Ezevier n°1933 - cat CCFR 1 seul exemplaire de cette édition hollandaise (Univ. de Tours)

 



 

PROUST (Marcel). Les plaisirs et les jours, 1896

 

PROUST (Marcel). Les plaisirs et les jours, préface d'Anatole France. Paris, Calmann Lévy, 1896, in 4°, de X-273pp. 3ff., avec 76 illustrations de Madeleine Lemaire dont 14 planches h.t. sur fond crème et 62 en noir in texte, et 4 mélodies pour piano de Reynaldo Hahn sur 13pp. h.t., pl. maroquin bleu canard moderne, t. dorée, couv. ill. cons., sous emboitage (L. Pennec). bel exemplaire très frais sur papier d'édition.

1 400 €

Edition originale du premier livre de Marcel Proust. Notons que c'est dans le salon de l'illustratrice Madeleine Lemaire, que Proust rencontra pour la première fois Robert de Montesquiou en 1893, puis Reynaldo Hahn en 1894. ¶ Carteret, III, p. 325.

 





 

FURETIÈRE (Antoine). Le voyage de Mercure, 1653

 

FURETIÈRE (Antoine). Le voyage de Mercure, satyre. Paris, chez Louis Chamhoudry, 1653, pet. in 4°, de 5ff. 125pp. 1f. d'errata, pl. maroquin bordeaux début XXe, double filet dorés sur les coupes, tr. dorées(Krippel). Bel exemplaire (ex-libris Jean Tannery 1878-1939, gouverneur de la Banque de France)

1 200 €

Edition originale rare de cette satire en vers. C'est un joyau de la littérature facétieuse du Grand Siècle. Contraint par la guerre des dieux avec les géants de descendre parmi les hommes, Mercure doit prendre profession parmi ceux-ci. Sa traversée de la société contemporaine autorise Furetière à faire de lui le truchement d'un répertoire satirique d'emplois et de métiers du temps, du berger au marchand, du pédant au médecin, du poète au maquereau. Ces tribulations le projettent dans des situations loufoques propices à mettre en scène le ridicule de ces professions. ¶ Tchemerzine-Scheler III.392

 



 

[SENDIVOGIUS (Michel)]. Traitez du Cosmopolite, 1691

 

[SENDIVOGIUS (Michel)]. Traitez du Cosmopolite, Nouvellement découverts. Où après avoir donné une idée d'une Société de Philosophes, on explique dans plusieurs lettres de cet autheur la théorie et la pratique des véritez hermétiques. P., L. d'Houry, 1691, in 12, de 238pp., une figure à mi-page, pl. veau brun époque, dos orné, coiffe sup. anciennement restaurée sinon bon exemplaire.

2 000 €

Très rare traité d'alchimie du célèbre alchimiste polonais disciple de l'écossais A. Sethon. La première partie contient les Statuts et règles de la société cabalistique des Philosophes Inconnus (avec reproduction du sceau). La seconde partie contient les Lettres de Michel Sendivogius ou de J.J.D.I. c'est à dire Jean Joachim Destingel d'Ingrofont, communément appelé Cosmopolite, sur la théorie et la pratique de la pierre philosophale. ¶ Guaïta n°972 "très rare" - Duveen p.545 - Caillet n°10131 - Dorbon n°4552

 




 

[BRILLAT-SAVARIN]. Physiologie du goût, 1864

 

[BRILLAT-SAVARIN]. Physiologie du goût, Précédée d’une notice biographique par Alph. Karr. Dessins de Bertall. Paris, Furne & Cie, 1864, gd in 8°, de 3ff. 459pp., ill. de nbr. figures sur bois in t. et de 7 planches h.t. de Bertall gravées par Geoffroy et tirées sur chine appliqué, demi-chagrin vert éditeur, dos orné, plats toile, tr. dorées, bel exemplaire. (ex-libris J. & H. Bon)

600 €

Réimpression de l’édition illustrée par Bertall publiée en 1848 par Gonet. L'épicurien Brillat-Savarin voulait faire de l'art culinaire une véritable science. L'intérêt de ce classique réside dans la légèreté avec laquelle les questions culinaires sont présentées à la fois fort savamment et avec une ironie constante qui aère l'ouvrage. L'auteur passe tour à tour du facétieux à la description précise et évocatrice, en passant par l'aphorisme singulier. Le livre connut un succès immédiat, suscita l'enthousiasme de Balzac mais aussi la jalousie de certains comme Carême et le mépris de Baudelaire. ¶ Vicaire gastronomie p.119 - Vicaire ill. XIXe I. p.928 "c'est non pas une simple réimpression, mais une édition différente de celle de 1848 et imprimée sur plus beau papier".

 





 

ELUARD (Paul) et Max ERNST. Les malheurs des immortels, 1945

 

ELUARD (Paul) et Max ERNST. Les malheurs des immortels, révélés par ... Paris, édit. de la revue Fontaine, 1945, in 8°, non paginé et illustré de 21 compositions de Max Ernst h.t., demi-cuir gris imitation peau d'éléphant, titre doré en long, couv. cons., rel. moderne, (Lars Strid). bel exemplaire, 1 des 50 exemplaires de tête sur pur fil du Marais (après 10 ex. sur Madagascar).

600 €

Seconde édition tirée à 1860 exemplaires. La première édition de 1922 ayant été tirée à un très petit nombre d'exemplaires. Il s'agit de la deuxième publication conjointe de Max Ernst et Paul Éluard et de la première véritable collaboration : pour "Répétitions", publié juste avant "Les Malheurs" , Éluard a simplement choisi les collages d'Ernst qui convenaient le mieux à ses poèmes ; mais pour "Les Malheurs", le duo a travaillé en "symbiose presque parfaite" (Assa) pour produire une oeuvre sur des thèmes tels que "le rapport entre peinture et poésie, le rôle de l'image comme icône des processus psychiques, et le statut ambivalent de la fonction scopique - ou la réversibilité de l'aveuglement et de la révélation" ... anticipant ainsi de deux ans le Manifeste du surréalisme d'André Breton (1924) ¶ cf. Sonia Assa, the french Review, Vol. 64, n°3, février 1991, p. 643.