... ... Ce blog permet de mieux faire connaître certains livres anciens rares, curieux et précieux ... ...

VILLENEUVE-BARGEMONT (Vte L. F.). Monumens des Grands-Maîtres de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, 1829

Exemplaire de tête avec les figures sur Chine

VILLENEUVE-BARGEMONT (Vte L. F.). Monumens des Grands-Maîtres de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, ou vues des tombeaux élevés à Jérusalem, à Ptolémaïs, à Rhodes, à Malte, etc. Accompagnés de notices historiques sur chacun des Grands-Maîtres, des inscriptions gravées sur leurs tombeaux, de leurs armoiries, etc. P., J.J. Blaise, 1829, 2 vol. gd in 8°, de XX-317pp., 2ff-467pp., ill. de 2 front. litho. et 81 planches litho. dont 64 portraits des Grands-Maîtres, ou de leurs tombeaux et mausolées, et 16 vues gravées se dépl., bien complet de la fresque de Rhodes parue après et qui manque souvent, cart. éditeur dos papier bleu à filets dorés, avec couverture illustrée rapportée sur les plats. Qq. rares rousseurs. Exemplaire avec en tête une lettre du Cardinal de Bonald à l'auteur, dans laquelle il le prie d'accepter un de ses ouvrages. Louis-Jacques-Maurice de Bonald (1787-1870) était alors évêque du Puy et devin archevêque de Lyon en 1839 (signature ex-libris postérieure Vicomte Godefroy de Leusse 1873-1944). Un des quelques exemplaires de tête sur papier vélin à grandes marges avec toutes les figures tirées sur papier de Chine, et en cartonnage éditeur illustré.  

Très rare et bel ouvrage, paru en livraisons, dont chaque chapitre est consacré à un Grand-Maître, avec une illustration. L'auteur était lui-même membre de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem. ¶ Dessubré n°1103 - Quérard X/193 - Brunet V/1242: "Ouvrage remarquable par les gravures et vignettes dont il est enrichi... il y a quelques exemplaires avec des figures sur papier de Chine". - Saffroy I.5732.
1.800 





(SUIDAS) Dr. François LE FEVRE. Le secret et mystere des Juifz, Kerver 1557

Aux armes du Marquis de Coislin

(SUIDAS) Dr. François LE FEVRE. Le secret et mystere des Juifz, faisant le commancement du premier livre du recueil de Suidas, traduit du grec en vulgaire par François Le Fevre natif de Bourges.. Paris, Iaques Kerver, 1557, in 16, de 32ff. 179pp. & 1f. de privilège, ill. de bandeaux et lettrines, pl. maroquin vert XIXe, plats frappés aux armes de Pierre-Adolphe du Cambout, marquis de Coislin (1801-1873) avec son monogramme frappé au dos, tr. dorées, bel exemplaire. Le marquis de Coislin, originaire de Bretagne, faisait relier ses livres en maroquin vert à ses armes et à son chiffre, (petit ex-libris oval XIXe au chiffre CR sur une croix avec la devise "Vita sine literis mors est", non identifié)  

Edition originale de cette traduction de François Lefèvre, médecin, docteur régent de l’université de Bourges, qui donne ici les deux premiers livres du "lexicon" byzantin attribué à un supposé "Suidas". Le premier est consacré à l’histoire ancienne des Juifs; le second à l’Eglise primitive. Véritable encyclopédie du Xe siècle, ce texte constitue un document irremplaçable restituant des sources pour la plupart disparues. Cette traduction est dédiée à Marguerite de France, duchesse de Berry. En tête, outre la longue dédicace, on trouve un sonnet à Charles de Bourbon, en français, latin et grec. ¶ Brunet VI, 2224 - Caillet, 6386 - Cioranesco, 13071 - Pas dans Dorbon.
2.500 



[LEPRINCE DE BEAUMONT (Mme)]. Lettres de Madame Du Montier à la Marquise de *** sa fille... 1756

Aux armes du Marquis de Ségur

[LEPRINCE DE BEAUMONT (Mme)]. Lettres de Madame Du Montier à la Marquise de *** sa fille, avec les réponses, Où l'on trouve les leçons les plus épurées & les conseils les plus délicats d'une Mère, pour servir de règle à sa fille, dans l'état du mariage ; même dans les circonstances les plus épineuses ; & pour se conduire avec religion & honneur dans le grand monde. L'on y voit aussi les plus beaux sentimens de reconnoissance, de docilité et de déférence d'une fille envers sa Mère. à Bruxelles, 1756, in 12, de 5ff. 406pp., pl. veau marbré époque, dos orné, plats frappés aux armes de Nicolas Alexandre Marquis de Ségur (1697-1755) Président à mortier au parlement de Bordeaux, et propriétaire de grands domaines viticoles bordelais notamment Château Latour, Château Lafite, et Château Mouton, d'où son surnom de "Prince des vignes" donné par Louis XV. C'est le cardinal de Richelieu qui introduisit les vins du marquis de Ségur à la cour de Louis XV (cf. Olivier Roton pl.101 fer 2).    (v1). 

Rédigé sous forme d'un roman épistolaire, c'est un traité d'éducation à l'usage des jeunes filles. Mme Leprince de Beaumont, en dehors de ses contes pour enfants, est restée célèbre comme pédagogue. Elle passa dix ans à la maison d’éducation d’Ernemont comme institutrice des petits. À Londres, elle rencontra Daniel Defoe, qui féministe, l'encouragea à écrire ses oeuvres éducatives dont la philosophie annonce déjà Jean Jacques Rousseau. ¶ Barbier II. 1251 - Quérard supercheries I, 26591 - Quérard Fr. litt. V. 198.
700 



HOTMAN (Antoine). Traicté de la dissolution du mariage par l'impuissance & froideur de l'homme ou de la femme, 1581

HOTMAN (Antoine). Traicté de la dissolution du mariage par l'impuissance & froideur de l'homme ou de la femme, Paris, par Mamert Patisson, chez Robert Estienne, 1581, in 12, de 30ff. ch., marque de Robert Estienne au titre, pl. veau blond moderne, plats ornés d'encadrements, d'entrelacs et de fleurons d'angles, dos orné de fleurons dorés, jolie reliure pastiche signée (Jeanne Benoist-Gazel). Qq. taches en marge sinon bel exemplaire.  
Édition originale rare. Antoine Hotman était le frère du célèbre jurisconsulte François Hotman, il fut avocat-général au parlement de Paris du temps de la Ligue, et un ardent ligueur alors que son frère fut un zélé calviniste. Son Traité fit grand bruit en son temps car il s'élevait avec beaucoup de force contre la manière dont étaient conduites les enquêtes dans les cas d'impuissance ou de frigidité. Il se déclare, avec une grande liberté d'expression, opposé au "congrès", épreuve durant laquelle l'homme devait faire assaut de sa femme devant les juges, médecins et matrones... ¶ Renouard, Estienne, 183. "Première édition, peu commune" - Brunet V, 917 - Dupin avocat II. n°1018 - Gay amour, femmes, III. 1235 - Pas dans Schreiber The Estiennes.
1.800 



[BIEVRE (F. G. Maréchal, Marquis de)]. Amusette des grasses et des maigres, 1790

Le Prince du calembour

[BIEVRE (F. G. Maréchal, Marquis de)]. Amusette des grasses et des maigres, contenant douze douzaines de calembourgs avec les fariboles de Mr. Plaisantin, les subtilités de la comtesse Tation et les remarques de l'abbé Vue rédigée par une société de cailletes Au Cap de Bonne-Espérance, et se trouve à Paris, chez la libraire qui donne trois livres pour quarante cinq sols. [Paris, Mme Lesclapart], (v.1790), in 12, de joli front. et titre gravés, 122pp., 1f. de cat. Lesclapart, demi-basane verte XIXe, dos à filets dorés, bon exemplaire. 

Certainement la dernière production du Marquis de Bièvre, elle est très rare. Parue sans date chez la Vve Lesclapart entre 1790 et 1792. Le Marquis étant mort à 42 ans de la petite vérole, lors de son exil en Bavière en octobre 1789. Ce mousquetaire protégé de Louis XV, se tailla une réputation d'homme de lettres frivole, et fut longtemps la coqueluche des salons avant la Révolution. Ses calembours lui valent d'être fait Marquis par Louis XV. Selon son biographe ce texte rare aurait paru en 1788 "Enfin, vers 1788, parait un petit livre où l'on trouve un grand nombre des jeux de mots attribués au marquis de Bièvre; son auteur anonyme l'intitulait : Amusette des grasses et des maigres, contenant douze douzaines de calembours, avec les fariboles de M. Plaisantin, les subtilités de la comtesse Tation et les remarques de l'abbé Vue, rédigée par une société de caillettes. Cet ouvrage fut plus tard, pour l'auteur du Biévriana, une source précieuse." cf. Mareschal de Bièvre le Marquis de Bièvre p. 317. ¶ Pas dans Quérard Fr. litt. I. p.328 (qui dit que l'auteur est mort en 1792) - Gay. amour femmes I. 198 (daté "vers 1788") - cat. Leber n°2551 - Vente Méon n°2547 - Pas dans Barbier - cat. CCFR 1 seul exemplaire (BNF, daté "entre 1790 et 1792") - cat. KVK 1 seul exemplaire (Berne Suisse).
1.000 



POUQUEVILLE (François Ch. H. L.). Voyage en Morée, à Constantinople, en Albanie, et dans ... l’Empire Othoman, 1805

POUQUEVILLE (François Ch. H. L.). Voyage en Morée, à Constantinople, en Albanie, et dans plusieurs autres parties de l’Empire Othoman, pendant les années 1798, 1799, 1800 et 1801. Comprenant la description de ces pays, leurs productions, les mœurs, les usages, les maladies et le commerce de leurs habitans ; avec des rapprochemens entre l’état actuel de la Grèce, et ce qu’elle fut dans l’antiquité... Ouvrage enrichi d’un précis historique et géographique sur l’ancienne Épire, et de cartes dressées par M. Barbié du Bocage... Paris, chez Gabon & Cie, 1805, 3 tomes in 8°, de 2ff. VII-542pp. & 2ff. XV-287pp. & 2ff. XXI-344pp., ill. d'un tableau dépl. et de 5 planches gravées la plupart se dépl. (costumes, plan de la plaine de Tripolitza, vue du château des sept tours à Constantinople, plan de la plaine de Janina), relié en 2 vol. demi-veau moucheté, dos lisse orné, p. de t. rouge et verte, plats papier marbré, bel exemplaire (ex-libris Marquis de Civille, avec quelques notes manuscrites rajoutées en tête)  
Edition originale rare. Médecin, Pouqueville accompagna l’expédition d’Égypte. Capturé par des pirates tripolitains en 1798, il est emprisonné à Constantinople pendant 3 ans. Libéré en 1801, il est nommé Consul Général de France auprès d'Ali Pacha de Janina par Napoléon Ier. Il voyage abondamment pendant quinze ans dans la Grèce et les Balkans sous domination turque. La part qu'il prit à l'affranchissement de la Grèce est aussi remarquable qu'incontestée. ¶ Atabey, 963 - Blackmer, 1344 - Boucher de La Richarderie II, 242-266 "Le Voyage de M. Pouqueville en Morée, ne nous laisse plus rien à désirer pour la parfaite connaissance de cette péninsule" - Monglond VI, 1117. 
2.800 




CASTELLAN (A.-L.). Lettres sur la Morée et les iles de Cérigo, Hydra... et Lettres sur la Grèce ... et Constantinople. 1808

CASTELLAN (Antoine-Laurent). Lettres sur la Morée et les iles de Cérigo, Hydra et Zante,   Paris, chez H. Agasse, 1808, 2 tomes in 8°, de 2ff. 112pp. & 156pp., ill. de 23 planches gravées, d'un plan et deux cartes dépl., - On y joint du même : Lettres sur la Grèce, l'Hellespont et Constantinople. Paris, Chez H. Agasse, 1811, 2 tomes in 8° de 2ff. 171pp. & 235pp., ill. de 20 planches gravées et 2 cartes se dépl., le tout relié en 2 vol. demi-veau marbré, dos lisse orné, p. de t. rouge et bleue. Très bon exemplaire avec l'ex-libris du Marquis de Civille qui a ajouté des notes manuscrites in fine et n'a pas conservé les titres et fx-titres des secondes parties, celles-ci ayant été reliées dans la continuité de la première partie. 

Bel ensemble uniforme en édition originale des fameuses pérégrinations en Grèce et en Turquie du peintre Antoine-Louis Castellan (1772-1838) , dont le but était de faire découvrir au lecteur sédentaire les paysages, civilisations et moeurs alors moins connues. Ces relations illustrées par ses soins, donnèrent plus de célébrité au peintre que ses oeuvres proprement picturales. Peu commun. ¶ Blackmer, 298 et 299 - Hage Chahine, Levant, 821 - Benezit, III, 343 - Chadenat, 2247 - Weber, 637.
2.500 




BLACKSTONE (William). Commentaires sur les loix angloises, 1774-1776

Les fondements du droit anglo-saxon

BLACKSTONE (William). Commentaires sur les loix angloises, Traduits de l’anglois par M. D. G.*** [A.-P. Damiens de Gomicourt]. Sur la quatrième édition d’Oxford Bruxelles, J.L. de Boubers, 1774-1776, 6 vol. in 8°, ill. de 2 tableaux gravés se dépilant au 3e vol. (qui manquent souvent), - est joint en 7e vol. : L'analyse des lois anglaises précédé d'un discours préliminaire sur l'étude des lois, traduite de l'anglais de William Balckstone par A.M. Joguet. P. Leblanc 1803, soit en tout 7 vol. demi-veau blond moucheté époque, dos lisse orné, p. de t. rouge et bleue. Bel exemplaire augmenté de "L'analyse des lois", en reliure uniforme. 

Première traduction française, due à Damiens de Gomicourt, de ce Commentaire qui est resté longtemps "la base fondamentale de l’enseignement du droit dans les pays anglo-saxons." (Mourre p. 574). C'est la transcription des cours donnés à Oxford par le célèbre jurisconsulte William Blackstone (1723-1780), qui fut le premier "Vinerian Professor of English Law" ¶ Dupin Avocat 3057  - Printing & Mind of Man p.212 "Until the Commentaries, the ordinary Englishman had viewed the law as a vast, unintelligible and unfriendly machine. Blackstone's great achievement was to popularize the law and the traditions which had influenced its formation. He did for the English what the imperial publication of Roman law did for the people of Rome... The Commentaries are not only a statement of the law of Blackstone's day, but the best history of English law as a whole which had yet appeared... the skillful manner in which Blackstone uses his authorities new and old, and the analogy of other systems of law, to illustrate the evolution of the law of his day, had a vast influence both in England and America, in implanting in the profession a sound tradition of the historical development of the law..."

1.600 

GERANDO (Joseph-Marie Baron de). Des signes et de l'art de penser considérés dans leurs rapports mutuels, 1799

La charte de l'idéologie

GERANDO (Joseph-Marie Baron de). Des signes et de l'art de penser considérés dans leurs rapports mutuels,   Paris, chez Goujon fils, Fuchs, Henrichs, an VIII (1799-1800), 4 vol in 8°, , demi-veau moucheté époque à petits coins vélin, dos lisse orné, p. de t. rouge et bleue, fleurons et filets dorés, une très légère mouillure en marge d'un volume et quelques corrections manuscrites de l'époque sinon bel exemplaire.   

Edition originale peu commune de ce texte majeur. C'est en 1800 que Gérando se lia avec l'entourage de Mme de Staël, et qu'il mit au point son oeuvre "Des signes et de l'art de penser considérés dans leurs rapports mutuels", qui devait constituer comme la charte de l'Idéologie. Le texte fut présenté au concours de l'Institut national de France, en concurrence avec celui de Louis-Claude de Saint Martin, ou "Essai sur les signes et sur les idées", mais c'est Gérando qui obtient le prix. Saint-Martin critiquera les positions de son adversaire dans "Observation sur les signes et les idées et réfutation des principes de M. de Gérando". Après 1800, les philosophes de l'Idéologie, sur la base de rapports présentés par Gérando et Destutt de Tracy, ont pris formellement position contre la philosophie kantienne. Dans ses conclusions Gérando considère ici que le secours des signes naturels est le moyen ordinaire auquel nous devons l'éveil de nos idées sensibles, les signes artificiels, ou signes du langage, sont eux nécessaires pour obtenir des idées abstraites et complexes, et les signes indicateurs nous aident dans la perception des sensations. ¶ Staum les concours de l'Institut en sciences morales et politiques (1982) - Buisson Dict. de pédagogie - W. Busse & J. Trabant les idéologues (1986) p.22-25.
1.400 



[NAUDOT (J. J.)]. Livre de la tres-noble et tres-illustre société et fraternité des maçons libres, 1745

[NAUDOT (J. J.)]. Livre de la tres-noble et tres-illustre société et fraternité des maçons libres, à l'usage des respectables loges de France. S.l., (c. 1745), plaq. in 12, de 3ff. 20pp., fleurons sur bois in t., cart. papier marbré bleu moderne genre ancien, p. de t. rouge, bel exemplaire.  

Très rare recueil proche de celui publié par Naudot en 1737, et formé de poésies et chansons maçonniques et précédé d'un court historique. La préface parle d'une première édition en 1739 (inconnue), mais peut-être s'agit-il de l'édition de 1737. On y trouve la traduction en vers du Norma Morum par Gobin, l'Apologie des Francs-Maçons, en vers, par Michel Coltelli dit Procope-Couteaux, un Duo pour les Francs-Maçons par Jacques Christophe Naudot, un quatrin par Ricaut, et plusieurs autres pièces anonymes.  Jean Christophe Naudot était compositeur et flûtiste, et il fut nommé surintendant de la musique à la loge Coustos-Villeroy en mai 1737. ¶ cat. F.M. Bibl. de Lyon n°22  - Wolfstieg n°39685 "nach 1737... Selten... Auszug aus J.J. Naudot chansons notées 1737" - Fesch cite seulement le titre d'après le cat. de l'abbé Sepher, mais n'a pas vu d'exemplaire p.862 - Pas dans les catalogues Astier et Lerouge - cat. CCFR seulement 2ex. (BNF et Bibl. de Lyon)

1.200 


[POUSSE (Dr. Fr.)]. Examen des principes des Alchymistes sur la pierre philosophale. 1711

[POUSSE (Dr. Fr.)]. Examen des principes des Alchymistes sur la pierre philosophale. P., D. Jollet & B. Girin, 1711, in 12, de 10ff. 254pp., 1f. de table, pl. veau époque, dos lisse orné lég. frotté, lég. mouillure claire, nbr. annotations au crayon en marge. 


Rare et étrange livre, unique en matière d'alchimie. "L'auteur au lieu d'employer la manière allégorique d'es alchimistes, semble s'attacher à une critique sévère de chacun des points contestés de la doctrine spagyrique, mis il le fait de telle façon que chacun de ses arguments peut facilement être retourné dans le sens hermétique le plus précis. Très rare." (E. Nourry cat. Alchimie n°29 de 1927). ¶ Caillet n°8931 - Dorbon n°3764 - Duveen p.484 - Manly P. Hall Collection, n°138.

1.200 


MAREY (Etienne- Jules). Du mouvement dans les fonctions de la vie, 1868

Des appareils enregistreurs en biologie

MAREY (Etienne- Jules). Du mouvement dans les fonctions de la vie, Leçons faites au Collège de France. Paris, Germer-Baillière, 1868, in 8°, de VII-479pp., ill. de 144 figures in t., demi-veau blond époque, dos à filets dorés, envoi de l'auteur à son ami le cardiologue Pierre Charles Edouard Potain pionnier de la mesure de la tension artérielle, "à mon ami Potain, souvenir très affectueux, Marey"  

Edition originale. Etude de l'importance des appareils enregistreurs en biologie, la méthode graphique, origine du mouvement, myographie, la contractilité et l'élasticité musculaires, les excitants artificiels du mouvement, du tétanos électrique, la vitesse de l'argent nerveux moteur, la théorie de la contraction volontaire..., avec une description de nombreux appareils :  kymographion de Flick, hémodromographe de Chauveau, cardiographe de Chaveau & Marey, polygraphe à projection, thermographe, etc... ¶ Hagelin, Kinetic Jottings, p.168. - Garrison-Morton 643 (pour "le mouvement" , 1894)
700 



SMITH (Adam). Essais philosophiques, 1797


SMITH (Adam). Essais philosophiques, précédés d'un précis de sa vie et de ses écrits, par Dugald Stewart. Traduit de l'anglais par P. Prevost. Paris, chez H. Agasse, 1797, 2 tomes in 8°, de 2ff. 283pp & 2ff. 316pp., sans portrait comme c'est le cas dans la majorité des exemplaires, rel. en 1 vol. demi-veau blond XIXe, dos à filets dorés, bel exemplaire très grand de marges. 

Première édition française. Il existe des exemplaires avec un portrait et d'autres plus nombreux sans portrait. Les "Essais philosophiques" n’ont jamais été réédités depuis. Ils constituent pourtant un élément essentiel de la connaissance de sa doctrine, révélant la dimension humaine personnelle fondatrice de sa pensée économique. ¶ "The writings... brought together in 1795 under the title Essays on Philosophical Subjects, together with Dugald Stewart's 'Account' and Smith's 1755 letter to the Edinburgh Review, were translated and published by Pierre Prévost as Essais philosophiques in 1797. Prévost added ten notes in the form of commentary directed to specific points, as well as a more general essay 'Reflexions sur les oeuvres posthumes d'Adam Smith'" Tribe 55 - Einaudi 5325 - Goldsmiths' 16932 - Kress B.3505.
1.300 €

[LEURECHON (Père Jean)]. Récréations mathématiques, 1680


[LEURECHON (Père Jean)]. Récréations mathématiques, composées de plusieurs problèmes plaisans & facétieux d'arithmétique, géométrie, astrologie, optique,  perspective, mechanique, & autres rares & curieux secrets;  et d'un recueil de plusieurs gentilles & récréatives inventions de feux d'artifices ... avec...  toutes sortes de fusées... Lyon, chez J. Bapt. de Ville, 1680, pet. in 8°, de 216 & 100pp. 7ff. de table, ill. de très nbr. figures sur bois in.t. ou à mi-page de tours de physique amusante,  pl. basane époque, dos orné, qq. ff. lèg. brunis sinon bon exemplaire.  

Edition revue et commentée du célèbre ouvrage du Père Leurechon consacré aux mathématiques et physique amusantes, et dont la vogue au XVII° siècle fut considérable, avec des additions par Claude Mydorge et Denis Henrion. Son succès s'est prolongé jusqu'à la parution de l'ouvrage d'Ozanam. Les sujets traités sont des plus variés et souvent fort curieux. Signalons plus particulièrement la 3e partie consacrée aux feux d'artifices et illustrée de figures curieuses et naïves. Ouvrage rare et très recherché. ¶ Fechner prestidigitation p.467 . 
1.300 



[COLONNE (Fr. M. Pompée)]. Les Secrets les plus cachés de la Philosophie des Anciens, 1722


[COLONNE (Fr. M. Pompée)]. Les Secrets les plus cachés de la Philosophie des Anciens, découverts et expliqués à la suite d’une histoire des plus curieuses Paris, chez d’Houry fils, 1722, in 12, de XVI-336pp. 3 figures gravées sur bois in t., pl. veau brun époque, dos orné, bon exemplaire. 

Edition originale rare de cet ouvrage curieux, attribué par Caillet et Dorbon à Fr. Marie Pompée Colonne, et par Lenglet-Dufresnoy, Ferguson et Duveen à Le Crom, médecin, dont Crosset de la Haumerie ne serait que le pseudonyme. ¶ Dorbon 825 " ouvrage curieux, dû à un célèbre philosophe hermétique qui périt en 1729 dans l'incendie de la maison qu'il habitait à Paris. Des semences métalliques, manière d'extraire les essences séminales des trois règnes, végétal, animal et minéral, pour la médecine; médecine universelle pour toutes sortes de maladies; de la pierre philosophale, etc." - Caillet 2511: "Ces secrets d'alchimie sont encadrés dans un récit." - Ferguson II/15 - Duveen p.345: "Considerable doubt exists as to the true identity of Crosset de La Haumerie: I have followed Ferguson in ascribing the work to Le Crom." - cat. alchimie de Nourry (1927) n°144:  "Expose clairement toute la doctrine spagyrique sans faire le moindre mystère des arcanes que les vieux alchimistes ont plus cachés que dévoilés..."
1.400 

ARCHIMEDE. Oeuvres traduites par F. Peyrard, 1807


ARCHIMEDE. Oeuvres, traduites littéralement avec un commentaire par F. Peyrard; suivies d'un mémoire du traducteur sur un nouveau miroir ardent, et d'un autre mémoire de M. Delambre sur l'arithmétique des Grecs.  Paris, Fr. Buisson, 1807, in 4°, de XLVIII-601pp., ill. d'un tableau du système de numération et de 2 planches gravées se dépl., très nbr. figures géométriques in t., cart. époque demi-vélin à coins, qq. rousseurs et mouillure claire en marge, sinon bon exemplaire à toutes marges. 

Rare première traduction française des oeuvres d'Archimède, et aussi la première dans une langue vivante. Elle est due au mathématicien Fr. Peyrard, et recherchée pour les deux mémoires qui sont joints en appendice, celui de Delambre sur l'arithmétique chez les Grecs et celui de Peyrard sur le miroir ardent.  ¶ Brunet I, 385 - Sotheran Biblioth. Chemico-Mathematica I. 150 "It is much valued for the essays by Delambre and the Translator contained in it"
1.300 


BION (Nicolas). Traité de la construction et des principaux usages des instrumens de mathématique, 1725


BION (Nicolas). Traité de la construction et des principaux usages des instrumens de mathématique, avec les figures nécessaires... 3e édition. Paris, Brunet, Ganeau, Robustel, Osmont, 1725, in 4°, de 4ff. 431pp. 4ff., ill. d'un  front. gravé et de  37 planches gravées h. t. d'instruments, pl. veau brun époque, dos orné, tr. rouges, qq. taches en marges sinon bel exemplaire qui contient un ajout manuscrit de l'époque in fine : "Manière de construire des cadrans à l'usage de la règle de gnomonique de Maulevaut, par deux ouvertures de compas" (2pp. avec figure) Jean Maulevaut avait un atelier d'instruments scientifiques quai de l'horloge du Palais à Paris jusqu'en 1720. (ex-libris gravé François Emmanuel Guignard comte de Saint-Priest, 1735-1821, Ambassadeur à Constantinople puis Ministre de l'Intérieur ). (77). 


3e édition de ce célèbre livre très rare en bel état. N. Bion était un des constructeurs d'instruments les plus célèbres de son époque. Il était réputé pour l'exceptionnelle qualité de ses instruments. L'ouvrage donne un tableau très complet des articles que pouvait proposer un atelier à sa clientèle au XVIIIe siècle. On y trouve la description de lunettes microscopiques, astronomiques, de micromètres qui y sont décrits sans grands détails car sans doute Bion évitait de donner trop de renseignements qui auraient permis à un amateur de faire exécuter ces instruments par un habile ouvrier. C'est à ce public d'amateurs que le livre est destiné et son succès correspond au goût de l'époque pour la mécanique, l'astronomie mais aussi aux besoins pratiques des arpenteurs, ingénieurs etc... L'ouvrage a connu de nombreuses éditions, mais la plupart des exemplaires sont en mauvais état. ¶ Daumas 109. - DSB II.132 "... a description rather complete of the articles which a workshop could offer to its customers ... illustrated by a beautiful engraved frontispice, (which is rare), a portrait and 37 folding engraved copper plates. They show all kinds of instruments, some manufactured by the author." - Tardy 35 - Polak p.842.          
  2.000 


DIDEROT (Denis). Pensées sur l'Interprétation de la Nature, 1754


DIDEROT (Denis). Pensées sur l'Interprétation de la Nature,   S.l., 1754, in 12, de 3ff. 206pp. 6ff. de table, pl. veau brun époque, dos orné, coiffes anciennement restaurées, bon exemplaire. 

Seconde édition augmentée et en partie originale, conforme à la description de David Adams. Rappelons que l'édition originale de 1753 est rarissime, on en connaît en effet que deux exemplaires. Réputées d'un accès difficile, les "Pensées sur l’interprétation de la nature" sont centrales pour la compréhension plus globale de l'oeuvre de Diderot. Il s’agit d’un recueil de 58 pensées sur le raisonnement scientifique et sur les conjectures; dédiées « aux jeunes gens qui se disposent à l’étude de la philosophie naturelle ». L’auteur enjoignant d’avoir toujours à l’esprit que « la nature n’est pas Dieu, qu’un homme n’est pas une machine, qu’une hypothèse n’est pas un fait ». ¶ Adams, Biblio. Diderot, PE2 « La comparaison de la présente édition avec celle de 1753 indique que le texte a été tantôt étoffé, tantôt remanié ... il est donc inexact de prétendre, comme on l'a parfois fait, que les éditions de 1753 et de 1754 ne constituent qu'une seule et même version des Pensées, car cette hypothèse laisse de coté les remaniements apportés à de nombreuses pages de l'édition originale . Cette édition ayant subi bien des changements au cours de l'impression, tous les exemplaires ne sont pas forcément identiques...» - Tchemerzine-Scheler II, 936. - Cioranescu 24097.
1.400 


DOLOMIEU (Déodat Gratet de). Voyage aux îles de Lipari, fait en 1781, Paris 1783


DOLOMIEU (Déodat Gratet de). Voyage aux îles de Lipari, fait en 1781, ou notice sur les îles Aeoliennes, pour servir à l'histoire des volcans, suivi d'un mémoire sur une espèce de volcan d'air un autre sur la température du climat de Malthe, sur la différence de la chaleur réelle de la chaleur sensible. Paris, hôtel Serpente, 1783, in 8°, de VIII-208pp., pl. veau marbré époque, dos lisse orné, premier et dernier feuillet lég. bruni sinon bel exemplaire. 

Edition originale. Pendant son séjour à Lisbonne, il y fait ses premières observation du basalte, un "produit du feu" jugera-t-il. Il posera la question de la relation entre volcans et tremblements de terre. Il écrit à Faujas de Saint-Fond sur ce sujet des lettres que ce dernier publiera dans ses "Recherches sur les volcans éteints du Vivarais et du Velais". En 1781, il se rend en Italie, où il étudie l’Etna, le Stromboli et le Vulcano. Il publie ses travaux en 1783 dans "Voyage aux îles de Lipari" et en 1784 dans "Mémoire sur les volcans éteints du Val di Noto en Sicile". Dolomieu est le premier à supposer l'existence de masses ignées profondes à l'origine des volcans et le refroidissement de la croûte terrestre à la surface du Globe. Aidé dans ses travaux de géologie par Nicolas de Saussure, il décrit plusieurs minéraux comme l’analcime, le psilomélane, le béryl, l’émeraude, la celestite et même l’anthracite.  ¶ DSB IV. 149 "Dolomieu ... acquired a reputation as one of the most astute geologists ... He was known primarily for his studies of volcanic substances and regions; among his related interests were earthquakes, the structure of mountain ranges, the classification of rocks, and the fashion in which chemical and mineralogical studies could be applied to historical interpretation of the earth"
1.000 


Ovadia Ben Abraham de Bertinoro (Rabbi). Mishnayot Seder Kodashim, Fürth, Isaac David Zirndorfer, 5574 (v.1813)

Les célèbres commentaires de la Mishna de Bertinoro

OVADIA BEN ABRAHAM DE BERTINORO (Rabbi). Mishnayot Seder Kodashim, im perushe, Ovadyah mi-Bertenurah ve-Tosofot Yom Tov. Fürth (Allemagne), Isaac David Zirndorfer, 5574, (v. 1813), in 4°, d'un f. de titre en rouge et noir & 200 ff. ch., qq. figures in texte, impression avec texte au centre et glose autour, les armoiries du titre sont une combinaison des armoiries la ville de Fürth et celles de la Bavière à laquelle appartenait la ville depuis 1806, demi-veau brun début XIXe, coiffes restaurées et coins usés, sinon bon exemplaire. 

Rare édition allemande imprimée à Fürth près de Nurenberg en 1813, du célèbre commentaire de la Mishna du Rabbi Ovadia ben Abraham de Bertinoro, dit le Bartenoura (1445-v.1500). Célèbre rabbin italien, mort à Jérusalem vers 1500, il est l’auteur d’un commentaire de la Mishna devenu un classique du genre et occupant dans les éditions imprimées la même place que les commentaires de Rachi sur la Torah ou le Talmud. Élève de Joseph Colon Trabotto, il est nommé rabbin de Bertinoro, une ville aujourd'hui située dans la région d'Émilie-Romagne, puis à Città di Castello en Ombrie. Il s'embarque pour la Palestine le 29 octobre 1486. Là il restera pendant dix ans à la tête de la communauté juive de Jérusalem. Bertinoro est reconnu comme un des meilleurs commentateurs de la Mishna, et ses commentaires figurent dans presque toutes les éditions.                                  1.000 




LAVOISIER (A. L.). Instruction sur l'établissement des nitrières et sur la fabrication du salpêtre, 1794


Important recueil consacré au salpêtre

LAVOISIER (A. L.). Instruction sur l'établissement des nitrières et sur la fabrication du salpêtre,   Paris, chez Cuchet, an II, (4 Mars 1794), in 8°, de VIII-96pp. , ill. de 4 planches gravées se dépl., - Suivi de : (Convention Nationale) Instruction sur la fabrication du salpêtre brut, liberté, égalité S.l.n.d., (1794) de 26pp.1f. et une grande planche gravée se dépl. (restaurée en marge), - Suivi de: Barère Rapport fait au nom du Comité de Salut Public sur l'état de la fabrication révolutionnaire du salpêtre & de la poudre, & sur la nécessité de supprimer l'agence nationale, ci-devant Régie des poudres et salpêtres, séance du 17 Messidor an II. P. imp. Nat. an II (juillet 1794), de 19pp. (papier bruni) - Suivi de : Instruction sur l'existence du salpêtre dans les terres des souterreins et sur quelques procédés à suivre dans le traitement de ces terres. Imprimé par ordre du Comité de Salut Public. à Villefranche imp. Pinet, an II, (1794) de 7pp., - Suivi de : Lavoisier (Ant. L.), B. G. Sage & (Léon) de Perthuis L'art de fabriquer le salin et la potasse, suivi des expériences sur les moyens de multiplier la fabrication de la potasse... pour faire suite à l'ouvrage intitulé : Instruction sur l'établissement des Nitrières & sur la fabrication du Salpêtre. P. chez Cuchet , an II, (1794) de VIII-106pp., ill. de 4 planches gravées se dépl. et un tableau dépl., le tout relié en 1 vol. pl. veau marbré époque, dos orné. Bel exemplaire  

Important recueil consacré au salpêtre pour la poudre des armes à feu. Avant la Révolution, plus de la moitié du salpêtre employé en France provenait d'Inde via des importateurs anglais. Du fait du blocus, cette source était désormais impossible. De fait la production nationale de salpêtre, principalement d'Anjou, va ainsi passer en 1794 de 4 millions de livres obtenus par la Régie à près de 18 millions. A partir de 1776 Lavoisier, premier régisseur des poudres et salpêtres, occupe des appartements dans l’hôtel des Régisseurs au Petit Arsenal. Il y a aménagé sous les combles un vaste laboratoire, l’un des mieux équipés d’Europe. "L'instruction" de Lavoisier avait d'abord paru en 1777, mais elle était rarissime et introuvable comme le stipule la préface "... il est même douteux que cette instruction ait été répandue: nous sommes d'autant plus porté à le croire qu'elle est très rare; elle n'existoit pas même à la Bibliothèque nationale il y a quelques mois...". ¶  Duveen & Klickstein n°208 "This is an octavo reissue (1794) of the original quarto edition published 17 years earlier (1777).." - n°214 "The first part of this work is actually a reissue of the complete 1779 text of l'art de fabriquer le Salin et la Potasse (by Lavoisier)... added to this are an account of experiments made by Pertuis... Credit for the entire wrok, probably, has to be givent to Lavoisier." - Martin & Walter IV2. 7776 (anonyme) - I. 1661 (Barère) - "L'intruction sur l'existence du salpêtre" n'est pas dans Martin & Walter, et le cat. CCFR ne signale que 4 ex. d'impressions provinciales, mais pas cette édition de Villefranche.
1.500 




ASTRUC (Dr. Jean). Manuscrit intitulé: Maladies des enfans, par Mr. Astruc médecin (vers 1750)

Un cours de pédiatrie inédit de Jean Astruc (1750)

ASTRUC (Dr. Jean). Manuscrit intitulé: Maladies des enfans, par Mr. Astruc médecin consultant du Roy. S.l., (vers 1750), in 12, de 184pp. d'une belle écriture manuscrite avec une table in fine, pl. veau marbré époque, dos orné, bel exemplaire.  

Très intéressant manuscrit inédit du cours de pédiatrie du médecin Jean Astruc (1684-1766), professeur au Collège Royal, doyen de la faculté de médecine de Paris et médecin de Louis XV. Ce manuscrit, non daté (mais vers 1750), est signé R. Poyneau (?). C'est un exposé clair, Astruc traitant successivement, pour chaque affection, des symptômes, des causes, du diagnostic, du pronostic, du traitement. Des chapitres sont consacrés aux soins à apporter au nouveau-né, au sevrage, aux croutes de lait, à la teigne, à la maladie pédiculaire, au feu volage, à la suppuration, aux maladies de la bouche, à la dentition, à l’hydrocéphalie, à la coqueluche, aux hernies, aux écrouelles, au rachitis, etc. le tout avec une table des matières. Astruc n’a jamais publié ce cours magistral. Il existe une traduction anglaise d’un cours d’Astruc, intitulée A general and compleat treatise on all the diseases incident to children, publiée à Londres en 1746 ; mais ce traité (“issued from student’s lecture notes”) n’a pas été autorisé par Astruc (édition pirate) et la fidélité de la traduction n’a semble-t-il jamais été vérifiée. ¶ La bibliographie établie par P. Huard et M.J. Imbault-Huart note l’existence de trois manuscrits conservés en France sur les maladies des enfants (à Amiens, à Lille "daté de 1744" et à Troyes). Janet Doe, dans sa bibliographie de Jean Astruc n’a retrouvé sur le continent nord-américain aucun manuscrit sur les maladies des enfants. Quant à la provenance : il pourrait éventuellement s'agir de René Poyneau, chirurgien à Sanxay (Vienne) au XVIIIe siècle, mais en fait plus certainement de la Sage-femme du même nom Mme Poyneau, une des premières reçue devant le Collège de chirurgie et dont le nom figure dans l'Etat de la médecine pour 1777, avec pour date de réception 1749 et comme adresse "rue de l'Observance". Ainsi elle aurait suivi le cours d'Astruc juste avant 1749, ce qui correspond bien à la date du manuscrit. Rappelons que sous l'influence d'Angélique du Coudray (premier professeur pour les sages-femmes) et de François Mauriceau, à partir des années 1750 l'État ordonne que les sages-femmes aient une formation théorique et pratique de 2 ans avec une maîtresse sage-femme, un jury de deux maîtres chirurgiens validant leurs connaissances. ¶ cf. Huard P. Biographies médicales et scient., pp. 7-30 : « Astruc était un professeur né, extrêmement méthodique et didactique […] ; il apportait le plus grand soin à la rédaction de ses leçons, très appréciées des étudiants. » - Doe J. Jean Astruc (1684-1766) : a biographical and bibliographical study, Journ. Hist. Med., 1960, 15, p.184
3.000 



FORBONNAIS (Fr. Véron Duverger de). Recherches et Considérations sur les Finances de la France, 1758


FORBONNAIS (François Véron Duverger de). Recherches et Considérations sur les Finances de la France,  depuis l'année 1595 jusqu'à l'année 1721... Bâle, Cramer, 1758, 2 vol. in 4°, de  VIII-594 et VIII-662 pp., avec 16 tableaux dépliants, pl. basane marbrée époque, dos orné, tr. marbrées, qq. ff. très lég. brunis sinon bel exemplaire. 

Edition originale in 4° de ce traité monumental sur la finance sous l'Ancien Régime. Forbonnais, disciple de Gournay et mercantiliste libéral,  étudie le développement de la fortune publique en France, sous Sully, Mazarin, Colbert et leurs successeurs jusqu'à Law, dont il expose le système. "Dans ses Recherches et Considérations sur les Finances de France, Forbonnais étudie, année après année, toutes les questions financières qui se sont présentées et qui ont été résolues depuis la gérance de Sully sous Henri IV jusqu'à l'application du système de Law sous Louis XV. Il les combat ou il les approuve, toujours avec la même bonne foi, la même impartialité, la même recherche de l'intérêt général et pratique. Il écrit un livre d'histoire en même temps qu'une critique des oeuvres financières de ces temps ; c'est avec l'appui de nombreux documents de ces diverses époques qu'il dresse des états comparatifs" (G. Fleury, Fr. Véron de Forbonnais. 1915, pp. 293) -  Selon McCulloch (p. 346) c'est la meilleure histoire des finances en France - INED, 4441 - Kress, 5692 - Weurlesse I. p.121 - Coquelin & Guillaumin I. p.794 

5.000