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[POLIDORI (John William)]. Le vampire, 1820

[POLIDORI (John William)]. Le vampire, nouvelle attribuée a lord Byron, traduite de l'anglais par A.-E. de Chastopalli. Paris, à la librairie française de Ladvocat, 1820, plaq. in 8°, de 44pp. et 2ff. de cat. éditeur et 4ff. de publicité pour les oeuvres de Schiller et Shakespeare, cart. moderne papier marbré macabre, bon exemplaire non rogné et grand de marges.   

Seconde traduction française du premier récit moderne sur les vampires paru à Londres en 1819. Elle est rare, et comme on sait la toute première traduction d'Henri Faber parue chez Chaumerot en 1819 est d'une rareté mythique. Pour sa nouvelle John William Polidori est parti d’un brouillon de Lord Byron rédigé à la Villa Diodati lors de l’été 1816 qu’ils passèrent ensemble, avec Percy et Mary Shelley. Dans un but commercial, "The Vampyre" paraît tout d’abord sous le nom de Lord Byron. Ce dont le poète se défendra auprès de son éditeur John Murray. J. Polidori était le secrétaire et médecin particulier de Byron. En réalité, lors de l’été 1816, J. Polidori et Lord Byron résidaient près du Lac Léman, et reçurent les Shelley. La météo est catastrophique. Byron propose alors à ses invités un petit défi : écrire une histoire de fantômes. Il écrira lui-même un petit récit fragmenté que Polidori reprendra pour écrire "The Vampyre" publié en 1819. Mais c’est Mary Shelley qui remportera le défi en commençant l’écriture de son Frankenstein. Cette traduction nouvelle est attribuée à Eusèbe de Salle (qui utilise le pseudonyme de A.-E. de Chastopalli), d'après Quérard  Fr. Litt. I.580 & II. 149 et le cat. BNF. ¶   1 seul ex. au cat. CCFR (BNF) - et 1 autre ex. au cat. KVK (BN Israel). Quant à la traduction de Faber de 1819 il n'y a qu'un seul ex. dans les Biblioth. Publiques il est à Genève. 
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