... ... Ce blog permet de mieux faire connaître certains livres anciens rares et curieux et de partager les commentaires sur ces livres précieux ... ...

(SUIDAS) Dr. François LE FEVRE. Le secret et mystere des Juifz, Kerver 1557

Aux armes du Marquis de Coislin
(SUIDAS) Dr. François LE FEVRE. Le secret et mystere des Juifz, faisant le commancement du premier livre du recueil de Suidas, traduit du grec en vulgaire par François Le Fevre natif de Bourges.. Paris, Iaques Kerver, 1557, in 16, de 32ff. 179pp. & 1f. de privilège, ill. de bandeaux et lettrines, pl. maroquin vert XIXe, plats frappés aux armes de Pierre-Adolphe du Cambout, marquis de Coislin (1801-1873) avec son monogramme frappé au dos, tr. dorées, bel exemplaire. Le marquis de Coislin, originaire de Bretagne, faisait relier ses livres en maroquin vert à ses armes et à son chiffre, (petit ex-libris oval XIXe au chiffre CR sur une croix avec la devise "Vita sine literis mors est", non identifié)  

Edition originale de cette traduction de François Lefèvre, médecin, docteur régent de l’université de Bourges, qui donne ici les deux premiers livres du "lexicon" byzantin attribué à un supposé "Suidas". Le premier est consacré à l’histoire ancienne des Juifs; le second à l’Eglise primitive. Véritable encyclopédie du Xe siècle, ce texte constitue un document irremplaçable restituant des sources pour la plupart disparues. Cette traduction est dédiée à Marguerite de France, duchesse de Berry. En tête, outre la longue dédicace, on trouve un sonnet à Charles de Bourbon, en français, latin et grec. ¶ Brunet VI, 2224 - Caillet, 6386 - Cioranesco, 13071 - Pas dans Dorbon.
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[LEPRINCE DE BEAUMONT (Mme)]. Lettres de Madame Du Montier à la Marquise de *** sa fille... 1756

Aux armes du Marquis de Ségur
[LEPRINCE DE BEAUMONT (Mme)]. Lettres de Madame Du Montier à la Marquise de *** sa fille, avec les réponses, Où l'on trouve les leçons les plus épurées & les conseils les plus délicats d'une Mère, pour servir de règle à sa fille, dans l'état du mariage ; même dans les circonstances les plus épineuses ; & pour se conduire avec religion & honneur dans le grand monde. L'on y voit aussi les plus beaux sentimens de reconnoissance, de docilité et de déférence d'une fille envers sa Mère. à Bruxelles, 1756, in 12, de 5ff. 406pp., pl. veau marbré époque, dos orné, plats frappés aux armes de Nicolas Alexandre Marquis de Ségur (1697-1755) Président à mortier au parlement de Bordeaux, et propriétaire de grands domaines viticoles bordelais notamment Château Latour, Château Lafite, et Château Mouton, d'où son surnom de "Prince des vignes" donné par Louis XV. C'est le cardinal de Richelieu qui introduisit les vins du marquis de Ségur à la cour de Louis XV (cf. Olivier Roton pl.101 fer 2).    (v1). 

Rédigé sous forme d'un roman épistolaire, c'est un traité d'éducation à l'usage des jeunes filles. Mme Leprince de Beaumont, en dehors de ses contes pour enfants, est restée célèbre comme pédagogue. Elle passa dix ans à la maison d’éducation d’Ernemont comme institutrice des petits. À Londres, elle rencontra Daniel Defoe, qui féministe, l'encouragea à écrire ses oeuvres éducatives dont la philosophie annonce déjà Jean Jacques Rousseau. ¶ Barbier II. 1251 - Quérard supercheries I, 26591 - Quérard Fr. litt. V. 198.
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GAGNE (Paulin). L'Unitéide ou la Femme-Messie, 1856

La régénération par la Femme-Messie !
GAGNE (Paulin). A tous les peuples du Monde, L'Unitéide ou la Femme-Messie, Poème universel en douze chants et en soixante actes, avec choeurs, (chaque chant forme cinq actes), par Paulin Gagne, avocat, homme de lettres, auteur du Suicide, poème, de la Monopanglotte ou Langue universelle, …, précédé d'un prologue et suivi d'un épilogue par Mme Gagne (Elise Moreau de Rus), … Montélimar, Chez tous les libraires de France et de l'étranger (imp. Bourron), 1856-1858, in 8°, de 726pp., frontispice et 2 lithos. h.t., percal. verte éditeur, titre au dos, encadrement à froid sur les plats, qq. très rares rousseurs. Bon exemplaire. 

Edition originale rarissime de "L'oeuvre monumentale et capitale de Gagne… L'idée principale de cette Babel poétique est que l'humanité, détournée de ses voies par Satan, a besoin d'une nouvelle régénération, qui se fera par l'avènement de la Femme-Messie…" (Brugal). Notons que les néologismes abondent: la panarchie, l'ane-archide, l'auri-théocratie, la rathiothéie, la théophobie, la bestialorgie, etc… Cet ancien conseiller municipal ne se remit pas de ses expériences de tables tournantes; interné à l'asile de Picpus puis libéré, il devint alors rimailleur en tous genres et "candidat universel perpétuel, surnaturel et inamovible" à toutes les élections, puis en 1870 il se déclara "Archi-Monarque" et qualifia la République de "Rage-publique". Peu après la "laborieuse gestation de l'Unitéide (25000 vers), Gagne, définitivement fou, devra être interné à la Maison de Santé de Picpus" (Brugal). ¶ Simon Brugal, Paulin Gagne, in Bizarre, Hétéroclites et fous littéraires, avril 1956, p. 92 à 100. - Blavier fous littéraires pp.687 à 713 - Brunet, fous litt., pp. 80 à 83 - Caillet n°4296: "singulier ouvrage d'un aliéné … les lithographies sont aussi curieuses que le texte…"
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[GARDES-FRANÇAISES] - Etat du régiment des Gardes françoises, 1754 maroquin

Exemplaire annoté avec l'état des pensions
[GARDES-FRANÇAISES] - Etat du régiment des Gardes françoises, par rang de Compagnie & suivant l'ancienneté de Messieurs les Officiers & Sergens. Paris, chez G. Lamesle, May 1754, in 16, de 70pp. et ff. blancs in fine, pl. maroquin rouge époque, dos orné de fleurs de lys, triple filet dorés sur les plats, tr. dorées, coiffe sup. et deux coins lég. usés. Exemplaire annoté contenant les pensions allouées en face de chaque nom, et 7 pages manuscrites avec la récapitulation des gratifications, les pensions d'appointé, les pensions sur l'Ordre de St Louis,  les pensions sur le trésor royal, la distribution des revenus avec bon de logements en 1754. Intéressant exemplaire relié en maroquin.  

Les Gardes-Françaises furent créés en 1563 pour assurer la garde du roi Charles IX. Leur nom vient de ce qu'ils étaient français, à la différence des autres unités comme la garde écossaise et la garde suisse. Il s'agissait d'un corps d'élite, rattaché à la maison militaire du roi. Ils assuraient conjointement avec les gardes suisses la garde de l'extérieur des palais royaux. Les Gardes-Françaises avaient le pas sur toutes les autres unités d'infanterie. Ralliés massivement à la Révolution, les gardes-françaises constituent le noyau de la Garde Nationale naissante. ¶ D'après le cat. CCFR le premier Etat de ce type semble dater de 1751.
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